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Apollon et Hyacinthe

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Jacopo Caraglio (15th century) - Apollo and Hyacinth - Cabinet des Estampes, Bibliothèque Nationale, Paris. gay sex
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Apollo and Hyacinth
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Hyacinthe, le jeune fils du Roi de Sparte, beau comme les dieux du Mont Olympe, était l'ami d’Apollon, le lanceur de flèches. Apollon descendait souvent sur le rivage du fleuve Eurotas à Sparte pour passer le temps avec son jeune ami. Ils allaient chasser ensemble à travers les bois et les clairières sur les flancs de la montagne, ou ils pratiquaient la gymnastique, une aptitude pour laquelle les Spartiates étaient renommés.

Un jour, dans la chaleur d'un après-midi d’été, Apollon et Hyacinthe lançaient le lourd disque, et chacun essayait de surpasser l'autre. Le disque de bronze vola de plus en plus haut, atteignant presque le ciel. Finalement, le puissant dieu rassembla toute sa force, tournoya et laissa s’envoler le disque brillant qui s’éleva rapide comme un oiseau jusqu'à atteindre les nuages. Alors, scintillant comme une étoile, il commença à retomber.

Hyacinthe courait vers l'endroit où se dirigeait le disque. Il se dépêchait pour prendre son tour, pour prouver à Apollon que, bien que juste un jeune athlète, il n'était pas moins capable que le dieu au lancer du disque. Le disque atterrit, mais étant tombé d'une si grande hauteur il rebondit et frappa violemment Hyacinthe à la tête. Il laissa échapper un gémissement et s’effondra sur le sol. Le sang jaillissait rapidement de sa blessure, colorant de vermillon la chevelure noire et bouclée du beau jeune garçon.

Horrifié, Apollon accourut. Il s’inclina au-dessus de son ami, le souleva, et posa la tête du garçon sur ses genoux, essayant désespérément d’étancher le sang s’écoulant de la blessure. Mais c’était en vain. Hyacinthe devenait de plus en plus pâle. Ses yeux, toujours si clairs, perdaient leur lueur et sa tête roula de côté, tout comme une fleur des champs flétrissant sous les rayons impitoyables du soleil de midi. Le coeur brisé, Apollon s’écria de douleur : "La mort t’a pris dans ses griffes, ami bien-aimé ! Malheur, car tu es mort de ma propre main. Pourquoi ai-je lancé le disque si haut ? Oh, si seulement je pouvais racheter mon action en te rejoignant dans ton voyage aux sombres royaumes de la mort. Oh, pourquoi suis-je maudit à vivre éternellement ? Pourquoi ne puis-je te suivre ?

Jean Broc (1771–1850) - Death of Hyacinthus - Oil on canvas, 1801 - Musée des Beaux-Arts, Poitiers
Death of Hyacinthus
Apollon tenait son ami mourant contre sa poitrine, et ses larmes ruisselaient sur la chevelure ensanglantée du garçon. Hyacinthe mourut, et son âme s’envola au royaume de Hadès. Le dieu se pencha sur l'oreille du garçon mort, et chuchota tendrement : "Dans mon coeur tu vivras à jamais, beau Hyacinthe. Puisse également ton souvenir vivre toujours parmi les hommes." Et voici que, sur ce mot d’Apollon, une fleur rouge odorante s’éleva du sang de Hyacinthe. Nous l'appelons la jacinthe, et sur ses pétales on peut encore lire le soupir de douleur qui s'éleva de la poitrine d’Apollon. Et la mémoire de Hyacinthe survit parmi les hommes, qui le célèbrent encore au milieu de l’été au festival de Hyakinthaea.




Mythographer's Comments

These Greek myths are based quite closely on ancient fragments, materials until now passed over by modern mythographers. The sources range from poets to historians to playwrights and early Christian polemicists. Thus the form of the stories should be seen as a late one, incorporating in many cases Roman sensibilities.

Of course there has never been any one "true" version of any of these stories, as they were told and retold over a span of at least two thousand years across a region ranging across three continents, from the Black Sea to the shores of North Africa, an area now occupied by such countries as Bulgaria, Greece, Turkey, Egypt, Italy and others. Nonetheless, the myths collectively reflect a world view in which male love was wholly compatible with living life in a sacred way, a path to heroism and divinity.
 









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